samedi 3 janvier 2009

La bonne samaritaine et la sorcière noire

J'ai eu la chance d'obtenir une leçon de vie de la part d'une vieille dame de 63 ans qui m'a tenu mon café pendant que j'étais sur le point de péter une coche au terminus Mont-Morency. Je me rappelle aucunement comment on a fait pour se mettre à parler de ce qu'on a parlé, mais ça a commencé au fait que c'était très ridicule que les bancs soient dépourvus de ce petit espace pour mettre des verres sur les appuis-bras, pis on a dérivé, dérivé et dérivé pour finalement parler de la place qu'ont les enfants dans la vie des parents, ainsi que les grandes étapes de la vie. Super bornée mais ultra-sympathique, elle me disait que quand les parents avaient de la peine, il fallait aucunement que les enfants essaient de les aider à passer à travers tout ça car eux aussi deviendraient aussi tristes qu'eux. Elle m'a dit tout plein de choses, du genre qu'il ne faut pas sauter les étapes de la vie, les laisser passer en en profitant du mieux que l'on pouvait. Également, elle a insisté en disant que l'amour était la plus belle chose au monde, et elle a voulu se renseigner sur ma situation amoureuse actuelle. J'ai répondu quoi? Secret! Mais non, boooriiiing... Vraiment, je me rappelle plus de ma réponse, c'est pathétique, non?

Y'a aussi cette dame, dans le métro, super agressive. Elle était assise et moi debout, à côté d'elle et je tentais d'éviter de tomber à cause des secousses du métro en me tenant après la barre verticale à côté de sa tête, pis elle me regardait super croche. Au bout d'un moment, elle s'est retournée genre super brusquement pis elle m'a shooté "tu peux tu te tasser par là-bas (en agitant les bras comme si elle voulait que j'aille au dernier wagon du train), tu m'effraies avec tes grands gestes de coudes!" Mes grands gestes de quoi? De coude? La partie de mon corps qui est actuellement complètement squeezée contre le mur? Ah, oui, excuse-moi si je peux pas te laisser plus de place à toi, toi qui est assise pendant que je tente de ne pas m'effondrer sur tout mon long! Bref, je lui réponds de quoi du genre "heu, excuses-moi...?" sans me déplacer, pis elle me répète d'aller ailleurs, mais je lui réponds que je vais rester là où je suis et que mon coude va tenter de pas vouloir l'assommer. Sur ce coup-là, je vous cite pas mes paroles exactes, parce que je trouve que je manque de répartie, et ça, ça m'attriste, surtout dans des cas comme ça, bouhou! Quelle conne. Quand elle est descendu à une station, elle a décidé de prendre la porte complètement à l'autre bout du wagon au lieu de celle qu'elle avait juste à me contourner pour la franchir. Dommage, j'aurais pu la frapper avec mes grands gestes de coude immobiles au passage.

Grâce à ça et malgré ça, j'ai passé une belle journée. Lundi, à mon retour de L'Épiphanie pour ma visite chez ma chère Mimi, j'illustrationnerai de nouveau et ce, avec de nouveaux super trucs de colorisation que j'espère avoir bien assimilé, hum... Merci Émile!

3 commentaires:

  1. ALEXANDRA.
    tu sembles avoir oublié
    mes masques...
    my heart is broken.

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  2. C'était la tapper, qu'il fallait, LA TAPPER

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  3. tu m'effraies avec tes grands gestes de coudes!

    LOLLLLLLLLLLLLLLL XD

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