dimanche 21 décembre 2008

Du classique et de l'ail

Aujourd'hui, comme trop souvent inutilement, j'appréhendais le moment où j'irais travailler puisque j'étais de tâche au vestiaire du théâtre lors d'un show classique/opéra. Donc de un, j'avais pas de devoir, ni de livre pour m'occuper durant tout le temps du spectacle, et de deux, si jamais justement, je n'avais ni devoir, ni livre pour m'occuper, le show que j'aurais peut-être pu aller voir pour passer le temps était du classique, donc ça ne m'intéresserait juste pas.

Bref, contre toute attente, le show, ben je l'ai trouvé bon. Finalement, j'ai pas fait le vestiaire parce qu'un ouvreur pouvait pas rentrer à cause de la douce température (menteur, j'suis certaine qu'il s'est servi de cette excuse simplement parce qu'il avait pas le goût de se taper de l'opéra!), j'ai donc dû remplacer sa personne à la porte qu'il se devait de surveiller. Anyway, c'était une italienne, Giorgia Fumanti, qu'elle s'appelle. Belle, mais belle...! Vraiment magnifique, sincèrement. Pis elle avait une de ces voix! Elle ouvrait simplement la bouche, et y'avait une voix genre méga puissante qui y sortait, comme si elle forçait pas du tout. Des fois, pendant une ballade, elle descendait de sur la scène et se promenait dans la salle en gesticulant à gauche et à droite avec un trop plein de grâce et de douceur, pis elle prenait la main des spectateurs, pis moi j'étais jalouse, assise à côté de ma porte. Mais elle m'a fait un beau sourire tandis qu'elle volait pour aller rejoindre la scène. Ouaip.

Pis à l'entracte, j'ai eu le droit à un cours de littérature française de la part d'un monsieur qui venait de manger de l'ail, j'suis prête à parier. Faut dire que j'avoue n'avoir rien compris de ce qu'il me disait (la littérature, c'est définitivement un sujet trop poussé pour moi), à part peut-être qu'il travaille à la bibliothèque nationale, qu'il habite tout près de là, pis qu'il faut absolument que je me souvienne d'un certain Jean Jaurès, socialiste français très populaire. Il a vraiment insisté sur ce nom et il me l'a répété genre 3 fois avec son haleine d'ail, Jean Jaurès, Jean Jaurès pis aussi Jean Jaurès, et d'ailleurs, c'était pas juste son haleine qui sentait l'ail, il avait l'air d'être sorti d'un bain d'ail... C'était vraiment horrible. Mais j'aime ma job.

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